Figure et paysage, 2 points de vue sur le territoire au Garage Portet

Le samedi 6 juin à 10h au garage Portet à Palaminy
88 avenue de Cazères
Café/chouquettes

Avec une partie des productions créées en juillet et août 2025 par  Sarah Lück en résidence à Montégut Bourjac et Aureline Caltagirone en résidence à Mauran dans le cadre du festival Coeur Estival.

« Reliques »
Ces objets créés par Aureline Caltagirone lors de sa résidence artistique à Mauran, sont projetés comme des empreintes d’une part de l’histoire locale, réinterprétant les figures, sculptures et bas-reliefs, à caractère religieux, qui peuplent le village.
Aureline Caltagirone en propose une interprétation, les réactualisant sous la forme d’ex-voto contemporains.
Ces « Reliques » sont de petites amulettes façonnées à partir d’opercules de desserts en aluminium doré, détournant la technique ancestrale de l’embossage, traditionnellement réservée aux métaux précieux comme l’or et l’argent.
Entre sacré et profane, ces Reliques jouent d’un renversement symbolique et interrogent poétiquement, par les lieux où elles sont installées, les espaces privés et publics.
Elles questionnent ainsi la trace individuelle et collective que nous laissons derrière nous et proposent par ces gestes de transformation, d’échelle, de matière, de lieux, de préserver et concilier à la fois des formes patrimoniales « privées » et un esprit collectif « public ».
« Variables »
À la croisée de la peinture, de la sculpture et de la maquette, l’œuvre de Sarah Lück se déploie en constructions spatiales fragiles et objets architecturaux délicats. Ses recherches explorent les liens entre geste, forme et vécu, dans une économie de moyen absolu : principalement issus de la récupération, ses matériaux ont la poésie des chutes, des surfaces aux contours accidentés et aux vies antérieures palpables. Dans la profusion composite ou dans l’épure, ses installations écrivent une histoire où la longue mémoire côtoie la fugacité de la vie quotidienne, où les matières brutes naturelles épousent les couleurs pop de la pétrochimie, où la stabilité n’est jamais loin du vacillement.
(Eva Prouteau, critique d’art. Extrait du texte d’exposition Centre d’art contemporain Pontmain, 2022.)