Restitution de la résidence de Claire Maroufin à la Ressourcerie Récobrada

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Claire Maroufin  en résidence à Récobrada du 3 mars au 4 avril 2025.
Restitution au Lycée Martin Malvy le jeudi 3 avril à 16h et concert express de Iris Deléage, saxophone.
Exposition au Lycée Martin Malvy à Cazères sur Garonne accompagnée d’oeuvres de Liis Lillo, artiste invitée.
Exposition du 3 avril au 6 juin.

Fiche de salle, document de médiation.

Vidéo Reprendre la main réalisée avec la collaboration d’employés de la ressourcerie, de salariés, de bénévoles et d’élèves du Lycée Martin Malvy lors d' »entretiens téléphoniques ».

« Réinventer l’objet, les circonstances nous y obligent » orientation proposée aux artistes cette année.
Claire Maroufin a été électionnée par les salariés de la Ressourcerie Récobrada pour ses propositions de détourner, modifier, complexifier par l’absurde ou simplifier notre rapport aux objets numériques. Jouer avec leur forme, réinventer des manipulations, projeter des ergonomies nouvelles, scénographier nos gestes, devrait nous aider à prendre la distance nécessaire pour penser notre rapport à ces objets contradictoires qui ont reconfiguré notre être au monde.
Claire Maroufin est intervenue auprès de l’option arts plastiques du Lycée Polyvalent Martin Malvy à Cazères 31 et a invité à collaborer à ses recherches les salariés de Récobrada.
Cette année 4 stagiaires, élèves du Lycée Martin Malvy, accompagneront la résidence, Dylan, Dinh, Lylah et Gabriel.
« La pratique de Claire Maroufin puise son inspiration dans la sociologie et dans le quotidien, les forces et les dispositifs qui le régissent. À la source de son travail nous trouvons les théories de Hito Steyerl, Hartmut Rosa ou encore Paul Virilio. La vitesse, les écrans, les technologies ont réduit les distances et les temps, nous plongeant dans un immédiat perpétuel. Forte de ce constat, elle cherche à révéler et à transcender les dispositifs qui nous oppressent. Animation, installation, film, gravure, performance, Claire Maroufin explore les différents supports et médium avec plasticité et engagement, interrogeant toujours le mode de fabrication et d’apparition des images. Ainsi, elle questionne : comment les outils influencent-ils les images que nous concevons ?
Pourquoi ré-utiliser, « faire avec » ?
Dans un corps à corps avec les machines qu’elle utilise, elle cherche à mettre l’outil en crise comme à se mettre en difficulté. »
Liis Lillo, artiste d’origine estonienne, propose d’accompagner des objets mobiliers par des photographies de roches naturelles qui leurs fabriquent une nouvelle peau. Par ce geste et souvent en renversant le meuble, elle en corrompt l’usage. L’image, enrobant l’objet, le ramène à un état de nature, l’inquiète et le transporte dans un hors temps de la forme.